Autour de nos framboisiers… Conseils, astuces, compagnonnage, …

Au fil de nos lectures hivernales, nous continuons de tester la mise en pratique des bonnes associations au jardin, surtout sur l’un des fruits phare de notre jardin et apprécié de tous : la framboise.

Vous trouverez dans cet article les associations de plantes qui nourrissent le framboisier, éloignent ses insectes ennemis et attirent ses butineurs alliés.

Les framboisiers sont des arbustes fétiches de notre jardin. Nous avons commencé à planter ceux-ci dès le début de notre installation avec une rangée longue de 30 m, en bordure à l’est de notre terrain d’habitation. Nous avons commencé avec un premier plan Bio acheté chez Botanic (qui nous avait été offert lors de la crémaillère) puis planté des boutures de plants fournis par notre adorable voisin Dédé qui nous avait donné deux variétés de framboisiers rustiques remontants et non remontants.

Ainsi, à partir de quelques pieds initiaux, nous avons aujourd’hui un bel élevage de plus de 300 pieds, soit par repousse naturelle soit par bouturage, qui assurent une belle profusion de fruits à la saison.

Au fil des années, nous avons toujours autant de framboises qui ont régalé toute la famille, consommées fraiches, en gelées ou en confitures.

Victime de notre succès et peut-être d’un début de monoculture sur ce même espace, nous avons vu depuis 3 ans l’apparition de petits vers blancs durant les récoltes estivales, de septembre et d’octobre.

Comment aider ses framboisiers à se protéger et à prospérer

Nous refusons de traiter par pulvérisation, même avec des produits tolérés en agriculture biologique. Nous pensons notamment à nos amies les abeilles qui se régalent du nectar des fleurs de framboisiers et les protégeons ainsi de tout élément non 100% naturel, tout comme nos poules qui s’en régalent parfois aussi.

Nous faisons donc appel à l’une des bonnes recettes de la Permaculture et privilégions l’essai de plantations de fleurs amies à proximité des pieds des framboisiers.

Au printemps dernier, 2017, nous avons commencé par planter des Lupins et des Myosotis, deux plantes qui aident à lutter contre le ver de la framboise. Nous avons planté une dizaine de Myosotis et une vingtaine de lupins, c’était un premier pas.

Cette année, nous renouvelons et améliorons l’expérience. Pour cela, à partir du mois de février 2018, nous avons préparé des semis en pots, de Lupins et Myosotis que nous planterons au milieu des pieds de framboisiers dès la fin des dernières gelées de printemps.

Le semi est plus économique que le pied acheté en magasin ; en revanche, mis à l’abri dans notre séjour, bien au chaud derrière la baie vitrée, ce n’est pas la solution la plus pratique pour l’espace de vie. Mais bon, dans la vie faut faire des choix…

L’installation des fleurs ainsi produites, au milieu des framboisiers, n’est pas chose aisée car les framboisiers drageonnent en surface et sont en perpétuel mouvement. Ils ne partagent pas facilement leur bout de terre.

Le framboisier est très gourmand en eau et en azote et apprécie également l’ombre légère.

Cette année, nous avons donc décidé de semer au pied des framboisiers une légumineuse : trèfle blanc ou rouge, sarrasin ou moutarde qui sera grossièrement enfouie à la fin du printemps à l’aide d’un coup de griffe dans la terre. Ces légumineuses remplaceront une partie d’un autre engrais vert qui prospère allègrement à proximité : l’ortie.

Comme tout bon ex-citadin, l’ortie était pour nous l’ennemie jurée du jardin, et nous avons passé un grand nombre d’heures à patiemment arracher à la main (bon avec des gants quand même) chaque brin. Nous avons appris récemment à cohabiter avec elle, allant même jusqu’à la consommer en soupe, ou plus simplement en cultivant des légumes là où elle s’était installée offrant ainsi un sol très fertile.

Quelles plantes associer aux framboisiers ?

Nous voudrions, dans la foulée, installer dans notre rangée de framboisiers quelques plantes répulsives comme la sarriette, l’hysope, la rue, l’armoise (déjà expérimentées avec succès sous les pommiers). L’armoise blanche aide à lutter contre les pucerons et les chenilles tout comme la menthe coq (balsamite).

L’hysope a sa floraison de juillet à septembre. Ses épis bleus sont très chargés en huiles essentielles qui repoussent les insectes nuisibles, comme les pucerons et la mouche du framboisier. Autre avantage, elle attire les butineurs utiles.

La Menthe, bien qu’aussi envahissante que la framboise est intéressante, car elle permet d’éliminer ou repousser les pucerons et les chenilles.

La Sauge et la sauge sclarée, qui se ressèmeront, repousseront les fourmis. Elles ont toutefois tendance à évincer les autres plantes, ce sont donc des alliés à utiliser sous surveillance bienveillante.

La tanaisie aidera également à la lutte contre les mouches, elle combat les vers des fruits. Sa floraison estivale attire les syrphes et guêpes qui se nourrissent des mouches.

Pour que tout soit joliment fleuri, nous planterons ou sèmerons de l’aneth et des tagètes qui sont aussi protecteurs.

Mesdames les poules, il faudra vous tenir éloignées des semis de légumineuses, que nous ferons autour et dans les framboisiers, ce ne sera pas gagné. C’est pourquoi il vaut mieux, si, comme nous, vous laissez un grand espace de liberté à vos amies emplumées, planter des jeunes plants plutôt que des graines en terre. En contrepartie, les poules sont d’un soutien indéfectible pour nettoyer les nuisibles restés dans le sol et vous vous amuserez au temps des récoltes de les voir essayer d’avoir des cous d’autruches, pour attraper les framboises en hauteur dont elles sont très friandes.

La taille du framboisier, comment s’y prendre ?

Pour la taille des framboisiers nous la faisons en général au mois d’avril. La taille consiste d’abord à couper à la base les bois morts de l’année précédente et à couper à hauteur de genoux (tout dépend si l’on joue dans la catégorie nain de jardin ou basketteur américain). La taille est faite en biseau pour faciliter l’écoulement des gouttes d’eau et inversée au bourgeon, pour ne pas le fragiliser lors des pluies.

 

Sympathique complément d’expérience, dans la lignée de la Permaculture, en 2017, sur toute la longueur de terrain constituée par l’espace disponible entre les framboisiers et la murette, laissée jusque-là à disposition des orties, nous avons planté des pieds de tomates, piments, potirons et butternut. Avec l’aimable autorisation de nos voisins, les plantes une fois grimpées ont été accrochées et enroulées au grillage, le parant ainsi d’une belle collection automnale qui pourrait certainement inspirer les couturiers parisiens les plus écolos créatifs.

Nous renouvelons l’essai en 2018 en le poussant un peu plus loin, ajoutant à l’expérience maïs et tournesol…

 

Astuce ‘’palette jardinière et paravent’’ 2/2

Ça marche…

Si, si, on vous assure, on devine sur la photo un petit olivier qui a courageusement passé l’hiver 2017 (malgré une période à -12°)

A l’abri des palettes nous découvrons au printemps 3 oliviers prometteurs, sur 4, parés de belles feuilles vertes.

Au premier plan, un beau parterre fleuri : nous avons enterré ici un de nos pauvres petits lapins, qui lui, n’a pas survécu à l’hiver. Sur sa petite parcelle, nous avons planté des graines de fleurs mélifères qui, maintenant font, le bonheur des abeilles.

Les amis du pommier : Associations et conseils

Une des premières découvertes que nous avons faites, en nous intéressant à la permaculture, ce sont les associations de plantes entre elles, afin de protéger les fruitiers des visiteurs indésirables. En effet souvent à cause de ravageurs, nous avons constaté que les fruits ont du mal à arriver à maturité…

Bien entendu, hors de question de traiter chimiquement. Cet automne, nous tentons donc les bonnes associations de plantes répulsives et de fleurs. Après un an de lecture fructueuse, nous passons à la mise en pratique dans l’espoir de favoriser le beau, le bon et l’utile.

Le premier fruitier qui ne donne rien dans notre jardin, c’est le pommier. Nous avons essayé plusieurs espèces. Rien n’y fait : les pucerons, les chenilles et autres ravageurs s’attaquent à nos pommiers.

Nous avons aujourd’hui 5 pommiers ; le premier entre le cognassier et le prunier (quetsches),  variété Reine des reinettes (octobre à janvier, fruits jaune et rouge à chair sucrée et parfumée) et 4 nouveaux pommiers de variétés anciennes et rustiques (provenant de chez Christophe Delay à Estrablin en Isère) ont été plantés dans le nouveau jardin :

– pommier ALFRED Jolibois (rouge, rustique de mars à mai, demi tardive)

– pommier Freyberg  ( fruit très sucré, très parfumé, novembre à février, floraison moyennement tardive)

– pommier Sainte Germaine (ou de l’Estre ou Comte) variété rustique, chair croquante, de décembre à avril à floraison moyennement tardive)

– pommier Reinette d’Armorique (offert par ‘’Jolie Maman’’, Nicole) pour l’anniversaire de David, variété rustique jaune rosée

Autour du tronc du premier pommier, dans l’ancien verger, nous avons planté un pied d’absinthe, un pied de rue, un pied de balsamite (ou menthe-coq) en automne 2016 en triangle.

L’absinthe ( Artemesia absinthum) a des vertus répulsives contre les insectes ravageurs et en particulier les pucerons. Elle monte à plus de 1 m de haut le long du tronc du pommier et envahit tout l’espace, il faut la contraindre : c’est une vivace. On peut la marcotter très facilement ou faire des boutures. Elle ne craint pas la sécheresse mais elle s’épuise vite, il faut la changer tous les 3 ans et lui donner à manger (compost).

Elle est utile contre les pucerons, les piérides, tenthrèdes.

La rue (Ruta) a une odeur puissante et amère. C’est une vivace très rustique et résistante à la sécheresse; elle est bleue et monte à 50 cm. Elle est répulsive contre les serpents, les insectes, les chats et surtout les pucerons.

On peut la bouturer facilement, elle ne craint pas grand-chose, il faut lui donner du compost à la sortie de l’hiver et rabattre ses tiges pour stimuler la repousse. Mais attention, il faut porter des gants, son feuillage est photo sensibilisant.

La balsamite ou appelée menthe-coq (tanacetum balsamita) est une vivace anti fourmi assez haute :  plus de 1 m en grandes touffes à odeur de menthe type chewing-gum. Elle est extrêmement résistante à tout. On peut prélever des éclats de la touffe pour la multiplier.

En été, sa floraison attire et nourrit la faune auxiliaire (chrysope, guêpes prédatrices, syrphes et carabes qui aiment se cacher dans son feuillage).

Premiers résultats très enthousiasmants : au printemps, pas de fourmi ni de pucerons sur cet arbre, l’arbre était couvert de fleurs en mars, nous avons eu 3 petites pommes, waouhhh . Bon, pas trop de bonnes nouvelles d’un coup. Afin de rester concentrés, à cause des dernières gelées au moment de la floraison, nous n’avons pas pu constater les bénéfices.

Par conséquent, au printemps 2018 nous allons placer ces 3 plantes autour des 4 autres pommiers et voir les effets à plus long terme.

Mais les plantes répulsives ne sont qu’un élément, nous avons commencé ce printemps, toujours autour du premier pommier, à planter des fleurs pour attirer les insectes auxiliaires :

  • L’achillée millefeuille couleur paprika (photo de l’article), (herbe aux mille vertus), qui est un refuge pour tous les insectes ; elle attire les syrphes, les chrysopes, les ichneumons, les carabes, les vers luisants. Elle est aussi très mellifère.

La nature étant généreuse, et nous novices, nous nous sommes aperçus, après quelques mois, que cette plante existait déjà à profusion à l’état sauvage dans le jardin (mais à fleurs blanches).

  • Nous avons également mis un pied de lavande qui attire les insectes auxiliaires et Elle est aussi répulsive par la diffusion d’arômes puissants.

Cet automne, et ce printemps 2018, pour aller au bout de cet essai,  voici ce que nous souhaiterions mettre autour des pommiers :

  • De la phacélie (un engrais vert) pour apporter à manger à toutes ces plantes, et qui attire les insectes pollinisateurs.
  • Des anthémis tinctoria (camomille des teinturiers) que je n’ai pas encore trouvée ; très florifère, c’est le paradis des guêpes, mouches parasitaires qui posent leurs œufs dans les chenilles qui menacent les arbres. Les carabes profitent de leurs feuillages.
  • Des pastels des teinturiers (que je n’ai toujours pas trouvés) (Isatis tinctoria) attirent les insectes auxiliaires. C’est une des premières plantes à fleurir en mai qui les nourrit : nos alliés ailés pourront donc pondre à côté des pucerons (leur garde-manger).
  • Des centaurées (bleuet sauvage), plante très attrayante pour les insectes. Ce sont des vivaces qui resteront en place.
  • De la carotte sauvage, ou pas, une alliée très précieuse pour attirer la faune auxiliaire et se débarrasser des nuisibles et elle aide à lutter contre le vers de la pomme (carpocapse)
  • Du raifort pour son action répulsive contre la moniliose.
  • De la ciboulette ou de la cive, contre la tavelure.
  • Et bien sûr de l’ail au pied de tout fruitier.

Cela devrait être assez touffu sous les pommiers, mais le sol ne sera pas à nu, conformément à ce qui est préconisé en permaculture, avec des plantes à racine qui draineront le sol, apporteront de l’humus et de bonnes bactéries. Le rendu devrait être sympa.

Du boulot en perspective !!

Bibliographie

  • Revue les 4 saisons et les hors-séries de Terre Vivante
  • Mariages réussis de Brigitte Lapouge-Déjean aux éditions Terre Vivante
  • Les bonnes associations de plantes de Claude Bureaux aux éditions Ulmer
  • Créer son jardin d’aromatiques bio, aux éditions Terre Vivante
  • Jardiner bio healthy hors série n 23 titre jardiner bio

La petite histoire du Tournesol ‘’Albeguy’’

Dans le cadre de notre expérience de jardiniers, envieux d’apprendre la Permaculture, nous avons découvert au fil de nos recherches une association très intéressante : Kokoppelli.

Le principe de cette association est de proposer à ses adhérents des semences potagères et aromatiques Bios, libres de droit et reproductibles.

Dans le cadre du puits sans fond de la bêtise humaine, cette association n’est pas reconnue d’utilité publique ni d’intérêt général (bref, nous nous égarons, ceci est un autre sujet).

Nous nous initions donc, par ce biais, au parrainage de variétés, avec un principe qui présente plusieurs intérêts : développer le réseau d’échange des semences et aider les populations souffrant de malnutrition, via la campagne, ‘’Semences sans frontières’’.

Nous avons donc reçu pour cette première expérience un sachet de Tournesol à Graine ‘’Albeguy’’ ‘’helianthus annuus’’ que nous avons semé sur une petite parcelle où la terre est fertile :

29 Sept 2017 : les tournesols poussent au milieu d’un espace arboricole entre noisetiers, framboisiers, prunier et non loin du poulailler.

Nos amis les gallinacées participent allègrement au travail de la terre. Nous devons donc rapidement entourer l’espace cultivé d’un petit grillage, pour les tenir temporairement à l’écart de l’expérience.

10 septembre 2017 : cueillette et dernière étape récupération des graines :

Belle production à partir d’un seul sachet, n’est-il pas ?

Seule question en suspens : nous ne sommes pas du tout sûrs d’avoir respecté la démarche à suivre afin de garantir la pureté variétale, comme il est recommandé dans la fiche explicative, car, entre autres, nos tournesols n’étaient pas isolés d’au moins 700 m d’autres plantations.

Le retour d’expérience est intéressant : premier effet très appréciable, le tournesol apporte une touche esthétique très agréable au jardin. Ceci confirme notre envie d’en planter en plus grande quantité, avec des variétés de différents coloris.

Autre effet bénéfique, pour l’environnement et notre activité apiculture, nos amies les abeilles apprécient énormément cette adresse gastronomique, tout comme les oiseaux qui viennent faire ripaille avant la cueillette.

Pour participer à la campagne Kokopelli, nous avons rempli une fiche descriptive de notre retour d’expérience, et retourné la moitié de notre production à l’équipe qui nous a convivialement accueillis lors du salon Naturissima à Grenoble.

Pour boucler la boucle, nous n’avons plus qu’à mesurer l’intérêt que portent nos gallinacées aux graines de tournesol ‘’maison’’, puis à la nouvelle saison, apprécier le résultat de la plantation de notre propre récolte. A tester également les associations de légumes grimpants qui profiteront avantageusement de la tige de tournesol pour s’élancer vers sa fière tête couronnée.

Astuce ‘’palette jardinière et paravent’’

1 palette = 2 avantages

Puisé dans les nombreuses idées, découvertes lors de notre visite au site Terre Vivante, voici un atelier et une petite astuce qui vous permettra de reconvertir avantageusement une palette, afin d’en faire bon usage pour le jardin, avec au moins deux avantages : Protéger du vent un arbre en devenir et lui associer des plantes pour le protéger des maladies et insectes, et nourrir les abeilles grâce à des plantes mellifères  😉

Secret de la réussite du projet : se procurer une palette en bois non traitée, avec une face pleine.

Palette en bois non traité

Pour les adeptes de la non consommation d’énergie carbone et qui ne rechignent pas à la méthode huile de coude, voici le kit outils nécessaire à la réalisation d’une ‘’palette jardinière & paravent’’ :
Prévoir de quoi prendre quelques mesures, scier, clouer, poncer, creuser et tout ceci pour le goût du travail bien fait, agrémenté d’un niveau à bulle.

Quelques outils et de l’huile de coude

Première étape, afin de créer 4 balconnières ou jardinières : combler les deux étages supérieurs de la palette avec des planches de récupération, qui viendront obstruer la partie basse de chaque étage.
Personnellement j’ai utilisé une méthode simple et efficace : prendre les mesures, scier, insérer les planches dans les espaces disponibles (avec quelques coups de masse en cas de refus d’obtempérer) et quelques clous pour renforcer le tout.

 

 

 

Mise en place des planches pour les « jardinières »

Et voici donc une belle palette réaménagée, avec 4 espaces jardinière, prête à remplir sa nouvelle fonction.

 

Voilà les bacs finis !

Vous pouvez également préparer des poteaux de maintien qui épauleront avantageusement votre palette contre les agressions des vents de tout horizon. Là également de la récup. et de l’énergie, pour utiliser le bon vieil outil, une plane, de l’arrière grand-père Antoine. Outil permettant de tailler en pointe un poteau bois.

Création des piliers pour soutenir la palette


Nous pouvons passer maintenant à l’espace jardin où se poursuit agréablement cet atelier extérieur.
Ici, l’objet de toute notre attention est un petit Olivier, que papi Jacques nous a ramené de Carcassonne. L’olivier Olea Europaea Lucques Herault, a été planté à l’automne 2017. Comme nous avons pu le voir dans la storie du cultissime blog ‘’Pivert et écureuil’’, bien que positionné dans l’espace appelé ‘’on dirait le Sud’’, l’olivier est une espèce qui a du mal à passer l’hiver dans les terres froides du Nord- Isère. Le premier objectif est donc avant tout de le protéger du vent du nord.

Une petite tranchée pour faire la place à notre palette, un niveau à bulle et nos poteaux pour l’installer confortablement,

 

Petite tranchée pour placer la palette

 


En route maintenant pour la phase jardinage, en remplissant nos jardinières de terre fraîche, et en préparant nos graines de fleurs et nos boutures.
Ici nous avons allègrement mélangé graines de fleurs mellifères, graines d’engrais verts, boutures de lavande, de romarin et plantes de haie…

Nos jardinières sur 3 niveaux


Et voilà le travail, nos oliviers sont parés de leurs beaux cache col pour passer l’hiver.
Pour notre part, nous avons renouvelé trois fois l’opération, à raison de 2 h par palette, pour les férus de mathématiques ceci nous a pris environ 6H.
Autre astuce palette proposée par l’ami Julien C. qui partage l’information captée lors d’un reportage sur ‘’ Le Clos d’Entre les Murs du Chateau de Parnay ‘’. Technique, que nous n’avons pas testée pour l’instant :
Percer un trou en partie inférieure de la palette, planter une bouture de pied de vigne au nord du panneau de bois, faire passer la bouture par l’orifice percé afin de faire ressortir la bouture côté sud.
Technique, donc, inventée dans les Pays de la Loire, mise en place dans de beaux murs de pierre, où la vigne peut ainsi bénéficier des expositions Nord et Sud, chacune apportant un bénéfice fraicheur, humidité, chaleur, propre au côté concerné.
Rendez-vous au printemps 2018 pour mesurer le succès de l’opération astuce palette.

Le résultat final !